A New York, le Mondial a démarré, vite éclipsé par le triomphe des Knicks en NBA
Le Mondial de foot a démarré samedi après-midi à New York avec Brésil-Maroc, qui s'est conclu par un match nul (1-1), éclipsé dans la soirée par le premier sacre de l'équipe locale des Knicks en NBA depuis 53 ans.
La ville a résonné d'un grand cri, qui s'est prolongé de longues minutes, suivi d'un concert de klaxons, quand Jalen Brunson et ses coéquipiers l'ont emporté 94-90 sur les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, après une remontée au score dans les dernières minutes.
"Rien ne vaut le basket à New York!", a résumé Austin Fitzgerald, 31 ans, qui regardait depuis Brooklyn la rencontre jouée au Texas.
"J'ai attendu ça toute ma vie. C'est extraordinaire, nous sommes au centre du monde", s'est réjoui Marc Wallen, 26 ans, dans un bar de Manhattan.
En jaune ou en rouge, des milliers de supporters du Brésil et du Maroc s'était donné rendez-vous samedi à Times Square dans une ambiance bon enfant, entre chants, danses et jeux de ballon.
Le reste de la mégapole, jusqu'aux derniers étages de l'Empire State Building, étaient aux couleurs bleu et orange des Knicks, qui n'avaient plus remporté le championnat nord-américain de basket depuis 1973.
Les autorités avaient déployé d'importants moyens pour encadrer le transport de dizaines de milliers de supporters de foot, puis la diffusion du match de basket et d'éventuelles célébrations, avec des rues fermées aux passants et aux véhicules en plein cœur de Manhattan.
Les dernières rencontres de la finale NBA ont en effet donné lieu à des débordements (dégradations, bagarres), avec des interpellations - une cinquantaine après le précédent match mercredi.
Dans une vidéo samedi matin, le maire Zohran Mamdani avait appelé les New-Yorkais à "montrer au monde comment nous célébrons dans la joie et de manière responsable".
- "Plus de supporters ici" -
Austin Fitzgerald s'attend à ce que la fête dure plusieurs jours mais il assure que New York est prête, désormais, à se tourner vers le football.
"Je pense qu'il y a plus de supporters ici que dans n'importe quelle ville des Etats-Unis", note-t-il. "Avoir des matchs au MetLife Stadium", dans le New Jersey, à 11 km de Manhattan, devrait intéresser de plus de New-Yorkais à ce sport.
C'est notamment le cas de David Rodriguez, 36 ans, qui, en attendant le basket, regardait Qatar-Suisse (1-1) au bar The Rutherford, à deux pas du Madison Square Garden, la célèbre antre des Knicks, samedi après-midi.
"Ca va être complètement fou ce soir si les Knicks gagnent...", prévoyait-il, avec "des milliers de gens, plus les supporteurs du Brésil et du Maroc" dans les rues.
Les fans de foot, eux, ont fait la queue dans le calme dans l'après-midi aux gares Penn Station et Grand Central pour emprunter en bus ou en train le chemin du MetLife Stadium, qui accueille 8 matches dont France-Sénégal mardi et la finale le 19 juillet.
Morten Vold, Norvégien de 37 ans, maillot du Brésil sur le dos, a salué la bonne organisation des transports, avec de nombreux volontaires pour l'orienter.
En revanche, il juge "exorbitant" le prix de 98 dollars (85 euros) réclamé pour un aller-retour en train jusqu'au stade, comparé au tarif habituel de 12,90 dollars (11 euros).
Des billets de match aux transports, le coût de ce tournoi disputé dans trois pays, avec le Mexique et le Canada, fait l'objet de critiques de la part des supporters.
J.Manu--HStB