Patti Smith, Gims et bal traditionnel : Bourges célèbre son 50e Printemps
Le Printemps de Bourges donne mardi avec Patti Smith le coup d'envoi de sa 50e édition, preuve de sa capacité à se réinventer malgré les vents contraires et avec une fréquentation qui s'annonce au beau fixe.
"On n'a jamais autant vendu de billets depuis 20 ans", déclare à l'AFP Jean-Michel Dupas, programmateur de l'événement, qui se déploie sur quatre jours dans cette ville du Cher, et lance la saison des festivals.
Dans un contexte économique toujours contraint – hausse des coûts, baisse des financements – affectant l'ensemble des festivals, Bourges tient bon et garde ses comptes à l'équilibre, assure M. Dupas.
Le public témoigne sa fidélité à ce festival indépendant, réputé par sa programmation entre têtes d'affiche et jeunes talents révélés grâce à son tremplin, Les Inouïs. Deux expositions retraceront cette épopée musicale.
Sur scène, la grande prêtresse du rock Patti Smith, 79 ans, fera galoper ses "Horses" ("chevaux" en anglais, titre de son premier album) et ses guitares dans une formation quartet. "Pour ouvrir le Printemps, on voulait un artiste avec un côté un peu punk, et qui de mieux que Patti Smith ?", estime Boris Vedel, directeur du festival.
La suite des réjouissances est pensée pour toutes les oreilles avec, entre autres, Camille en version symphonique à la cathédrale, Helena, Mosimann et La Mano 1.9.
Gims est annoncé en clôture dimanche: le chanteur et rappeur star poursuit ses concerts, près d'un mois après avoir été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans une affaire de blanchiment présumé.
Parmi les nouvelles têtes, Sam Sauvage, révélation des dernières Victoires de la musique, Asfar Shamsi et sa musique hybride ou encore les metalleux de Revnoir seront de la partie.
Le festival reste aussi un lieu de création, comme le voyage sonore proposé par la productrice DeLaurentis qui retracera l'histoire des pionnières de la musique électronique, pour la plupart invisibilisées.
Bourges tiendra en parallèle, du mercredi au samedi, son "Bal des rives", dans le sillage de l'engouement pour les bals traditionnels et leurs danses folkloriques remises au goût du jour.
"Danser, c'est vraiment un élément du cool!", lance Boris Vedel. Et avec 50 éditions au compteur, le Printemps compte bien prouver qu'il est toujours dans le coup.
S.Halia--HStB