Wall Street globalement en hausse pour la première séance de 2026
La Bourse de New York a terminé orientée en hausse vendredi, à l'issue d'une première séance de l'année marquée par une prise de distance avec le secteur technologique, au profit de valeurs habituellement moins recherchées.
Le Dow Jones a gagné 0,66%, l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,74% et l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a terminé non loin de l'équilibre (-0,03%).
Après une année record en 2025, "l'optimisme demeure" pour 2026, commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.
Mais "l'on observe une rotation hors" de certains grands noms de la tech américaine, au profit "de plus petites capitalisations", ajoute l'analyste.
L'indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a ainsi gagné 0,91%, terminant non loin de ses records historiques.
En parallèle, le géant Amazon a lâché 1,87%, Microsoft a perdu 2,21%, Palantir a glissé de 5,56%, Meta (Facebook, Instagram) a reculé de 1,47% et Apple de 0,31%.
"Les investisseurs se demandent si le secteur technologique a les moyens d'offrir une nouvelle année de rendements exceptionnels ou si l'enthousiasme suscité par l'IA (intelligence artificielle, ndlr) est exagéré", explique Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Le Nasdaq a certes bondi de plus de 20% l'année dernière, mais des analystes ont récemment exprimé leurs inquiétudes quant aux valorisations élevées du secteur de l'IA, dopé à coups d'investissements faramineux.
Côté macroéconomie, la journée a été pauvre en indicateurs susceptibles d'impacter les cours.
"À partir de lundi, nous aurons beaucoup plus de chiffres à analyser" aux Etats-Unis, remarquent les analystes de Monex USA, avec notamment une volée de données sur l'emploi.
"Les marchés suivront cela de près afin de déterminer ce que la Fed (banque centrale américaine, ndlr) mettra en œuvre cette année" en termes de politique monétaire, remarque Angelo Kourkafas.
D'autant que, selon lui, les données des mois précédents sur le marché du travail ont pu être impactées par la paralyse budgétaire ("shutdown") qui a touché les Etats-Unis à l'automne.
"De nouvelles baisses des taux de la Fed sont généralement de bon augure" pour les petites et moyennes entreprises, note M. Kourkafas.
Pour le moment, les acteurs du marché prévoient deux réductions des taux américains au cours de l'année 2026, selon l'outil de veille CME FedWatch.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se tendait vers 21H20 GMT à 4,18%, contre 4,17% à la clôture mercredi.
A la cote, après une ouverture dans le vert, le spécialiste des véhicules électriques Tesla (-2,59% à 438,07 dollars) a finalement reculé, pâtissant de l'annonce de ventes en baisse en 2025 (1,64 million d'unités vendues, contre 1,79 million en 2024).
Le groupe dirigé par le milliardaire Elon Musk a perdu sa couronne de premier constructeur de véhicules électriques au profit de son rival chinois BYD.
Le géant chinois des technologies Baidu (+15,03% à 150,30 dollars) s'est envolé après avoir annoncé son intention de coter séparément à la Bourse de Hong Kong sa filiale spécialisée dans les semi-conducteurs Kunlunxin, dans un contexte de course aux financements pour le développement de l'IA en Chine.
Le conglomérat Berkshire Hathaway (-1,14% à 496,92 dollars) a reculé, alors que la nouvelle année marque le départ officiel de l'investisseur révéré des milieux financiers, Warren Buffett, de la tête du groupe.
Greg Abel, ancien vice-président de l'entreprise et officiellement désigné successeur de M. Buffet dès 2021, a pris ses fonctions en tant que nouveau patron de Berkshire.
O.Wailani--HStB