Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
Visée par une enquête pour soustraction aux obligations parentales sur fond de divorce conflictuel, Adriana Karembeu a été entendue par la police et a porté plainte contre son époux, l'accusant à son tour d'avoir exposé leur fille à des contenus à caractère sexuel, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.
Les avocates de Mme Karembeu, Me Nathalie Tomasini et Maeva Zampori, ont annoncé à l'AFP avoir déposé quatre plaintes, à Paris, au Maroc et à Monaco, visant pour certaines son mari, André Ohanian, 71 ans.
Le parquet de Paris avait ouvert en mars une enquête après un signalement de ce dernier. En cause, des clichés à caractère sexuel et captures d'écran de conversations intimes, apparues sur l'iPad de l'enfant, resté synchronisé avec le compte de sa mère, avait précisé une source proche du dossier.
Dans son signalement, l'homme d'affaires s'inquiétait de "l'environnement" dans lequel la fillette de 7 ans évolue lorsque sa mère s'en occupe aux côtés de son nouveau compagnon Marc Lavoine, selon cette source.
Mme Karembeu, 54 ans, a été entendue fin avril. "Je suis confiante sur l'issue de la procédure car l'ensemble des infractions ne sont nullement caractérisées en droit, par défaut d'élément intentionnel. Adriana est une excellente mère", a commenté Me Tomasini.
Elle précise que Mme Karembeu a porté plainte pour "corruption de mineurs et soustraction aux obligations parentales" contre son mari, ainsi qu'à Monaco, cette fois pour le vol de ses données.
Selon une source proche du dossier, Mme Karembeu a expliqué aux policiers que leur fille avait été exposée à des images et échanges à caractère sexuel, en mai 2025, alors qu'elle jouait sur le téléphone de son père. Mme Karembeu a dénoncé des violences verbales et menaces de son mari, et expliqué qu'il lui aurait "cassé une côte" il y a cinq ans. Elle n'avait pas porté plainte, mais a dit vouloir le faire, à Monaco.
"Mme Karembeu n'agit que par contre-feu. M. Ohanian récuse toutes les accusations portées à son encontre", a réagi l'avocate de ce dernier, Me Najwa El Haïte, qui attend que "la justice fasse son travail".
Une autre procédure a été ouverte à Paris après l'interpellation mi-avril d'un homme à proximité du domicile parisien d'Adriana Karembeu et Marc Lavoine, avec dans ses affaires la clé de l'appartement et les photos intimes de la procédure contre Mme Karembeu, a précisé l'une des sources proches du dossier.
M. Lavoine et Mme Karembeu ont déposé plainte. Cette dernière a également saisi la justice marocaine, expliquant que la clé lui a été volée dans l'hôtel qu'elle possède avec son mari à Marrakech.
"Ces faits sont d'une extrême gravité. L'enquête permettra de faire la lumière sur un éventuel ciblage et l'identité des auteurs", a réagi l'avocat de Marc Lavoine, Me Angélique Peretti.
S.Kamakana--HStB