Honolulu Star Bulletin - Marchés mondiaux: les négociations USA-Iran en ligne de mire, la tech décroche à Wall Street

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Marchés mondiaux: les négociations USA-Iran en ligne de mire, la tech décroche à Wall Street
Marchés mondiaux: les négociations USA-Iran en ligne de mire, la tech décroche à Wall Street / Photo: ANGELA WEISS - AFP

Marchés mondiaux: les négociations USA-Iran en ligne de mire, la tech décroche à Wall Street

Les marchés mondiaux ont surveillé lundi l'évolution favorable des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, qui a entraîné une chute des prix du pétrole, tandis que SpaceX et Google ont enregistré un net recul à New York.

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Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, les négociations entre Washington et Téhéran, lancées dimanche, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

Les deux parties ont accompli "des progrès encourageants", ont écrit lundi les gouvernements pakistanais et qatari, pays médiateurs, dans un communiqué conjoint. Et les Etats-Unis ont annoncé lundi suspendre pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien.

"Bien qu'il n'ait pas encore retrouvé son niveau d'avant-guerre, le trafic dans le détroit d'Ormuz a été assez soutenu ces derniers jours", souligne aussi auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.

"Tout cela se traduit donc par une augmentation de l'offre dans un contexte où la demande reste faible en raison des prix élevés", résume l'analyste.

Dans ce contexte, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a chuté de 3,31% à 77,90 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a perdu 2,32% à 74,82 dollars.

- La tech boudée à Wall Street -

A Wall Street, l'indice Nasdaq - qui regroupe les valeurs technologiques - a perdu 1,32% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,37%.

Le Dow Jones - qui regroupe des valeurs plus traditionnelles - a gagné 0,29%.

Alphabet - maison mère de Google - a chuté de 5,02% à 349,56 dollars, sous l'effet d'inquiétudes suscitées par le départ de deux de ses spécialistes de l'intelligence artificielle (IA), partis rejoindre des concurrents.

Dans son sillage, le géant des puces Nvidia (-0,97%) a aussi terminé dans le rouge, de même que Microsoft (-3,18%), Apple (-0,34%) et Amazon (-4,75%).

Autre titre boudé par la place américaine: le géant de l'aérospatiale SpaceX a plongé de 16,43% à 154,60 dollars, dix jours après sont entrée en Bourse historique.

"Certaines personnes détiennent des participations importantes (...) ce qui pourrait inciter à des prises de bénéfices à court terme", explique dans une note Giuseppe Sette, cofondateur du cabinet d'analyse Reflexivity.

Des observateurs "s'inquiètent aussi des besoins en liquidités considérables nécessaires pour financer les ambitions technologiques" de ces groupes, avance Jose Torres, d'Interactive Brokers.

- Londres attend Burnham -

En Europe, Londres (+0,72%) avait anticipé la démission du Premier ministre Keir Starmer qui reste en poste le temps d'organiser sa succession.

Le Footsie 100 a été tiré par les banques (Barclays +3,94%, Lloyds +3,90%), indifférent pour l'instant à la possible arrivée à Downing Street d'Andy Burnham, jugé plus à gauche que le Premier ministre travailliste sortant.

"S'il cherche à séduire l'aile gauche du Labour, aujourd'hui majoritaire au sein du parti, il risque d'inquiéter les marchés obligataires", analyse Kevin Thozet pour Carmignac.

"À l'inverse, un recentrage destiné à rassurer les investisseurs pourrait lui aliéner une partie de sa base électorale", ajoute M. Thozet.

Le taux d'intérêt britannique à échéance dix ans est remonté à 4,81% contre 4,79% vendredi en clôture. La monnaie britannique prenait 0,13% au dollar, à 1,3249 dollar pour un livre sterling.

- Le luxe dans le rouge dans le sillage d'Hermès -

Tout comme Milan (-0,10%), Paris a reculé (-0,25%), tirée vers le bas par le recul du luxe. En revanche Francfort a terminé en hausse (+0,62%).

Le secteur du luxe cède du terrain dans toute l'Europe, dans la foulée du net recul du français Hermès (-5,90% à 1.620 euros), qui souffre d'une note publiée lundi par les analystes de Kepler Cheuvreux, prévoyant une baisse des marges au premier semestre.

A Paris, LVMH a perdu 3,59% et Kering 2,15%. A Milan, Moncler a reculé de 1,62% et Salvatore Ferragamo de 0,88%. A Londres, Burberry a lâché 2,82%.

F.Kawika--HStB