Honolulu Star Bulletin - Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs

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Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs
Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs

Les Bourses mondiales ont brillé mardi et inscrit de nouveaux records, soutenues par des résultats d'entreprises porteurs et l'espoir d'une détente au Moyen-Orient, qui a ramené le baril de pétrole sous les 80 dollars.

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A Wall Street, le Dow Jones (+1,71%) et l'indice élargi S&P 500 (+1,79%) ont terminé sur un plus haut historique. Le Nasdaq a lui bondi de 2,59%.

A Paris, le CAC 40 a pris 0,61% et dépassé son record du 26 février 2026 juste avant la guerre au Moyen-Orient. Londres a également progressé (+0,20%).

Milan (+1,26%) et Francfort (+0,77%) ont aussi atteint de nouveaux sommets et Madrid (+0,21%) a franchi pour la première fois le seuil des 20.000 points.

La séance du jour "illustre parfaitement la manière dont les marchés réagissent lorsqu'un membre de cette administration (américaine, ndlr) fait une déclaration concernant le détroit d'Ormuz", commente auprès de l'AFP Art Hogan, analyste du gestionnaire de fortune B. Riley Wealth Management.

Washington a partagé son optimisme quant aux pourparlers avec l'Iran, le secrétaire d'Etat Marco Rubio évoquant des "progrès" tandis que le ministre des Finances Scott Bessent a parlé d'un accord "aujourd'hui ou demain (mercredi)" pour "rouvrir" le détroit.

Il n'en a pas fallu plus pour faire dégringoler les cours du pétrole.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a perdu 5,26% à 79,36 dollars, au plus bas en clôture depuis le 10 juillet. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a lui reculé de 5,69% à 75,77 dollars.

Cette décrue a permis de relâcher la pression du côté du marché obligataire.

Le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se détendait ainsi nettement, à 4,61% vers 20H40 contre 4,68% à la clôture lundi, tout en restant bien plus élevé qu'avant la guerre.

En Europe, le "Bund" allemand à dix ans baissait également à 3,10% contre 3,15%, tout comme les obligations françaises à dix ans (3,89% contre 3,93%).

- Solides résultats -

Ces développements soulagent les investisseurs, Art Hogan évoquant un "climat plus serein".

La détente des prix de l'énergie améliore notamment les perspectives de bénéfices des entreprises les plus exposées aux coûts énergétiques (industries, automobiles).

La saison des résultats, qui bat son plein, apporte d'ailleurs des surprises positives.

Côté américain, "nous avons enregistré jusqu'à présent des résultats trimestriels spectaculaires, l'une des meilleures saisons que nous ayons connues depuis des années, malgré des attentes très élevées", remarque M. Hogan.

Les performances en Europe ne sont pas en reste, comme le montrent les comptes du groupe bancaire BPCE publiés après la séance (+38% du bénéfice net à 1,3 milliard d'euros).

Après quatre des géants technologiques et plus importantes valorisations boursières mondiales la semaine passée, les marchés se préparaient aussi à la publication des résultats de SpaceX.

Le groupe d'Elon Musk, qui avait fait une entrée fracassante à Wall Street en juin avant de piquer du nez, a publié un chiffre d'affaires en hausse de 92% sur un an et une perte nette bien moindre que prévu par les analystes.

Le titre perdait toutefois près de 7% dans les échanges d'après clôture.

- Hausse interrompue pour le yen -

Sur le marché des changes, le yen japonais s'échangeait à 157,74 yens pour un dollar vers 20H45 GMT, soit un recul de 0,36%.

Il s'agit de la première séance de baisse en près d'une semaine.

Tokyo et Washington se sont entendus pour racheter massivement des yens sur le marché, et renforcer la valeur de la devise, alors qu'elle avait récemment glissé à son plus bas niveau en 40 ans face au dollar.

Les analystes de Scotiabank rappellent que les éléments fondamentaux derrière la faiblesse de la monnaie nippone, notamment l'important écart entre les taux pratiqués au Japon et aux Etats-Unis, "restent inchangés".

W.Maile--HStB