Honolulu Star Bulletin - Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT

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Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT / Photo: Fred TANNEAU - AFP

Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT

Les salariés de TotalEnergies ont commencé à bloquer jeudi matin les expéditions de carburants dans les raffineries de Normandie, près du Havre, de Donges (Loire-Atlantique) et dans la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), selon la CGT, qui appelle à faire grève pour l'emploi et les salaires.

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Dans ces sites, "les expéditions vont être stoppées, ou sont déjà stoppées", a déclaré à l'AFP Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, selon qui il y a sur ces sites "plus de 50% de grévistes" parmi les salariés en poste.

De son côté, la direction assure qu'il y a "moins de 2% de grévistes" dans l'ensemble de ses raffineries et bio-raffineries. Elle indique que le groupe "continue à assurer les approvisionnements de son réseau de stations-service et de ses clients par ses différents moyens logistiques".

A Donges, la CGT dénombrait 60% de grévistes : "la première revendication, c'est l'emploi, il manque du personnel en permanence", a déclaré à l'AFP Sébastien Gélard, secrétaire général CGT du site.

Si le site continue de tourner, "il n'y aura pas de produit qui va sortir de la raffinerie aujourd'hui", a-t-il affirmé, évoquant des débrayages compris entre "deux heures et toute la journée".

Côté distribution, 27 stations-service de la filiale Argedis étaient fermées du fait de la grève, selon la CGT, onze selon la direction, sur les quelque 180 de la filiale et les 3.300 à l'échelle du groupe.

Ces stations touchées par le mouvement sont réparties dans toute la France, de la Bretagne à la Provence, en passant par la région parisienne, la Meuse et la région Rhône-Alpes.

La CGT Argedis réclame "une revalorisation des salaires" pour les salariés de stations "en première ligne" face à un "afflux de clients".

Ce mouvement, prévu pour l'instant pour durer 24 heures, intervient en effet dans un contexte de difficultés logistiques liées à la guerre au Moyen-Orient et au plafonnement par le groupe des prix des carburants, qui a entraîné une ruée des automobilistes dans ses stations-service.

La CGT évoque des effectifs "sous tension", avec des conséquences pour la sécurité, compte tenu de "départs non remplacés", et d'un "recours massif" à l'intérim, aux "CDD à répétition", et à la sous-traitance.

Le syndicat réclame notamment l'"embauche de tous les intérimaires" et que les postes vacants soient pourvus "par des CDI TotalEnergies".

Autre point de mécontentement, des salaires qui "stagnent et sont même rattrapés par le Smic dans les filiales du groupe".

L'appel à la grève a été maintenu malgré l'annonce par la direction du versement aux salariés d'une avance de 1.000 euros sur leur prime annuelle, dont le montant total doit être discuté en décembre, lors des négociations salariales annuelles.

La CGT réclame "200 euros mensuels" d'augmentation "pour toutes et tous" et la "mise en place d’un salaire de base minimum" pour tous les salariés "à hauteur de 1,2 Smic".

Le bénéfice net du groupe s'est élevé à 11,2 milliards de dollars (environ 10 milliards d'euros) au premier semestre, en progression de 73% sur un an.

Y.Kapu--HStB