Honolulu Star Bulletin - La sécheresse historique devrait peser sur la récolte céréalière en Allemagne en 2026

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La sécheresse historique devrait peser sur la récolte céréalière en Allemagne en 2026
La sécheresse historique devrait peser sur la récolte céréalière en Allemagne en 2026 / Photo: RALF HIRSCHBERGER - AFP/Archives

La sécheresse historique devrait peser sur la récolte céréalière en Allemagne en 2026

Les agriculteurs allemands ont averti mardi d'une baisse de leur récolte céréalière et de leurs rendements en 2026 en raison des vagues de chaleurs successives et d'une sécheresse historique cet été, des phénomènes aggravés par le dérèglement climatique.

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D'après un bilan de la Fédération des agriculteurs allemands (DBV), la production toutes céréales confondues devrait diminuer de 7% sur un an, à 41,9 millions de tonnes, contre 45,2 millions en 2025.

Ce chiffre se situe légèrement en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, à 42,5 millions de tonnes. Le rendement devrait lui chuter de 9%.

Ces prévisions sont "décevantes", a estimé devant les journalistes le président du DBV, Joachim Rukwied, déplorant que "dans le sud de l'Allemagne, de nombreuses régions restent encore beaucoup trop sèches".

-Récoltes perdues-

Selon la fédération, les facteurs déterminants de la baisse des récoltes ont été "un printemps trop sec et une vague de chaleur dans la seconde moitié de juin, pendant la phase de remplissage des grains, qui a entraîné dans de nombreux endroits une maturité forcée".

Par ailleurs, "la récolte de cette année se caractérise par d'énormes disparités régionales, avec un fort gradient nord-sud".

Possédant lui-même une exploitation agricole dans la région de Heilbronn (sud-ouest), M. Rukwied a dit ne pas avoir eu "de précipitations notables depuis la mi-juin", ce qui fait que "le fourrage ne repousse plus".

D'après le DBV, "l'absence de précipitations a conduit à de faibles rendements, voire à des récoltes perdues pour certaines cultures", dans les régions les plus touchées par la sécheresse et par des températures anormalement hautes.

Et malgré le reflux des températures en cours, M. Rukwied a assuré aux chaînes RTL et ntv que "là où les dommages dus à la sécheresse - en particulier dans les Länder de Bade-Wurtemberg et de Bavière - sont très prononcés, par exemple pour le maïs, la pluie n'aidera plus".

En plus de la chaleur et de la sécheresse, des parasites "ont mis les cultures à rude épreuve" et dégradé la qualité des récoltes, le colza d'hiver ayant été "le plus durement touché, avec une chute de rendement de 20%".

L'orge d'hiver s'en est mieux sortie avec des rendements en baisse de 4% seulement, "compensés par une surface plus importante" et le fait qu'elle était "en grande partie arrivée à maturité avant la vague de chaleur et a pu être récoltée plus tôt".

-Programme d'urgence-

La faiblesse des récoltes cette année intervient dans une période économique précaire pour les agriculteurs allemands.

"La situation économique est très tendue dans de nombreuses exploitations", a expliqué M. Rukwied. Pour certaines d'entre elles, "la question qui se pose est la suivante: +vais-je pouvoir préfinancer la prochaine récolte?".

Selon le DBV, les agriculteurs doivent composer avec des "prix de production bas", et des "coûts élevés pour les intrants, comme le diesel, les produits phytosanitaires et les engrais" qui "pèsent lourdement sur la liquidité de nombreuses exploitations".

Face à ces difficultés, le président du DBV a jugé "impératif" que le gouvernement fédéral mette en place "un programme d'urgence en faveur de l'agriculture", comprenant notamment "une réduction immédiate de la taxe sur le diesel".

Interrogé mardi par le quotidien régional Rheinische Post, le ministre conservateur de l'Agriculture, Alois Rainer, a dit demander le soutien de l'Union européenne face à la sécheresse qui "ronge les récoltes".

La production de pommes ne devrait pas être épargnée non plus par les effets du changement climatique: selon une estimation mardi de l'office fédéral statistique, celle-ci devrait être inférieure de 5,4% à la moyenne des dix dernières années en 2026.

H.Lono--HStB