Honolulu Star Bulletin - Fumées toxiques : niveau d'alerte maximal dans une partie de l'Asie du Sud-Est

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Fumées toxiques : niveau d'alerte maximal dans une partie de l'Asie du Sud-Est
Fumées toxiques : niveau d'alerte maximal dans une partie de l'Asie du Sud-Est / Photo: Jam STA ROSA - AFP

Fumées toxiques : niveau d'alerte maximal dans une partie de l'Asie du Sud-Est

Les fumées toxiques provenant des feux de forêts en Indonésie qui se sont propagées à travers l'Asie du Sud-Est ont déclenché le niveau d'alerte maximal concernant la qualité de l'air dans une partie de cette région, selon le centre météo de l'Asean.

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Cet épisode de brouillard toxique qui dure depuis des mois a entraîné la fermeture d'écoles, provoqué une recrudescence des problèmes respiratoires et fortement limité les activités en plein air en Indonésie, en Malaisie, à Singapour et au Timor oriental, suscitant des frustrations croissantes face à l'incapacité de maîtriser la situation.

"Cette situation doit cesser", a déclaré samedi à l'AFP Zul Hafiz, un enseignant de 39 ans qui faisait du vélo dans la ville malaisienne de Shah Alam vers la capitale Kuala Lumpur, en appelant l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à agir.

Le Centre météorologique spécialisé de l'Asean (ASMC) de cette organisation regroupant 11 pays a indiqué dans un avis publié sur son site vendredi qu'il avait activé le "niveau d'alerte 3 pour la région de l'Asean méridionale", le plus élevé du système d'alerte à quatre niveaux, sans spécifier les pays concernés.

Basé près de l'aéroport de Changi à Singapour, l'ASMC déclenche le niveau d'alerte maximal lorsqu'il existe un "risque élevé de brouillard dense (toxique) transfrontalier dans la région".

Ce niveau inclut des activités de foyers d'incendie importantes et persistantes, avec un brouillard allant de modéré à dense, observé pendant deux jours consécutifs ou plus, un temps sec persistant et des vents continuant de pousser le brouillard vers les pays voisins de l'Asean.

L'ASMC avait déjà émis deux alertes de niveau 3 plus tôt cette année, selon son site Internet. Samedi, Singapour était classée deuxième, derrière Bagdad et devant Kuala Lumpur, dans le classement en temps réel des grandes villes les plus polluées du monde, selon l'indice IQAir. Toutes les mesures indiquaient des niveaux "extrêmement dangereux".

- Glace carbonique -

L'Indonésie a indiqué samedi qu'elle utilisait de la glace carbonique - du dioxyde de carbone solide - dans le ciel au-dessus de l'un des principaux aéroports de la province de Sumatra du Sud pour tenter de dissiper le brouillard toxique. Au total, 2,4 tonnes de glace carbonique ont été répandues par avion, selon l'agence nationale de réduction des risques de catastrophe du pays.

"La fumée ne réduit pas seulement la visibilité et ne perturbe pas uniquement les opérations aériennes, elle affecte aussi la santé des habitants", a averti l'agence.

Le brouillard toxique perturbe la vie dans toute l'Asie du Sud-Est, suscitant de nouveaux appels à l'action de la part d'habitants, notamment à Kuala Lumpur.

"C'est un peu injuste pour la Malaisie à cause du comportement irresponsable de notre pays voisin", l'Indonésie, a déclaré à l’AFP Khairul Azhar, un employé de banque de 33 ans. "Cela perturbe notre routine du weekend, non seulement pour nous, mais pour de nombreux Malaisiens", a-t-il ajouté.

Au Timor oriental, une pollution atmosphérique nocive persistait samedi, notamment dans la capitale Dili, selon IQAir. Les autorités ont averti que la situation pourrait s'aggraver samedi et les écoles ont été fermées.

L'Indonésie est confrontée à de violents feux de forêt qui ont ravagé en partie les îles de Sumatra, Bornéo et Papouasie, provoquant d'épaisses fumées toxiques qui traversent largement les frontières.

L'archipel d'Asie du Sud-Est lutte régulièrement contre des feux de forêt durant la saison sèche, qui dure en général d'avril à octobre, mais ils se sont intensifiés cette année en raison du puissant phénomène météorologique El Niño.

Singapour a dénoncé vendredi sept entreprises d'Indonésie comme responsables des incendies, tout en prévenant que le pire pourrait encore être à venir.

Q.Alohilani--HStB