Rubio visite le Taj Mahal au moment où les discussions avec l'Iran s'intensifient
Au moment où les discussions avec l'Iran s’intensifient, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s'est offert lundi une escapade au Taj Mahal, joyau architectural et symbole de l'Inde aux yeux du monde.
Le secrétaire d'Etat américain, qui effectue sa première visite en Inde, a passé 45 minutes au Taj Mahal, à Agra, avec son épouse Jeanette qui fuit habituellement les projecteurs.
"C’est l’une des merveilles du monde", a déclaré M. Rubio à propos du Taj Mahal, emblématique mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l'empereur moghol Shah Jahan et chef d'oeuvre d'architecture indo-persane.
Par 40 °C, sous un soleil de plomb, le couple a pris la pose sur le banc où la princesse britannique Diana s'était assise seule en 1992 pour une photo restée célèbre.
L’ambassadeur des Etats-Unis en Inde Sergio Gor, ancien directeur du bureau du personnel de la Maison Blanche et proche conseiller de Donald Trump, s’est joint au couple pour poser à leurs côtés.
Une telle excursion est inhabituelle pour le chef de la diplomatie américaine qui, en près d’un an et demi de fonctions, a privilégié des déplacements courts, se prêtant rarement à des activités en dehors des rencontres officielles.
Elle survient au moment où l'Iran a fait état de progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent.
M. Rubio a expliqué profiter d’une journée de repos au milieu de son agenda chargé et à la veille de la réunion à New Delhi des ministres des Affaires étrangères du "Quad", qui regroupe l'Australie, l'Inde, le Japon et les Etats-Unis et vise entre autres à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l'océan Indien.
Lundi après-midi, il est attendu à Jaipur, dans le Rajasthan, célèbre pour ses palais.
Marco Rubio a entamé samedi ce déplacement de quatre jours, s'efforçant de raviver des relations avec New Delhi mises à l'épreuve par Donald Trump, qui a imposé à l'Inde de lourds droits de douane, finalement allégés, et s’est rapproché à la fois de la Chine et de son adversaire historique, le Pakistan.
Le président américain a toutefois semblé opérer un revirement dimanche. "Nous n’avons jamais été aussi proches de l’Inde, et l’Inde peut compter sur moi à 100 %", a-t-il affirmé.
K.Kalewa--HStB