L'ex-président sénégalais Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU
L'ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé samedi retirer sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU, au lendemain d'un premier vote indicatif de l'instance où aucun candidat n'a fait consensus.
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, M. Sall dit prendre cette décision en "espérant contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité".
"Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d'une candidature issue de la région d'Amérique Latine et des Caraïbes et éventuellement féminine", a-t-il ajouté.
Jusqu'à présent, la Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), faisait la course en tête.
Mais vendredi, aucun des sept candidats en lice n'a réussi à échapper à un vote négatif de l'une des cinq grandes puissances siégeant au Conseil de sécurité (Grande-Bretagne, France, États-Unis, Chine et Russie), ce qui ouvre la porte à d'éventuelles nouvelles candidatures.
Derrière Mme Grynspan, arrive l'actuel dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans, puis Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.
Les autres candidats, sont l'Ougandais Olara Otunnu et les Équatoriennes Maria Fernanda Espinosa, et Ivonne A-Baki.
A tout moment, un nouveau postulant peut se déclarer.
Ce processus intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu'elle défend étant largement mis à mal par des pays qui jusqu'alors le défendaient, comme les États-Unis.
Elle est également confrontée à une multiplication des conflits dans le monde et de graves difficultés financières.
"Alors que le monde reste confronté à la multiplication des conflits, à l'aggravation des rivalités géopolitiques, à la fragmentation de l'ordre international et à des défis économiques et financiers sans précédent, je demeure convaincu que les Nations unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement", a également déclaré samedi Macky Sall.
M.Akona--HStB