Ligue 1: les tops et les flops de la saison
Les sensations Lens et Esteban Lepaul d'un côté, le cauchemar de l'OM et celui de Lucas Chevalier au PSG, ainsi que le pari perdu de Paul Pogba constituent les tops et les flops d'une saison de Ligue 1 indécise jusqu'à son ultime journée dimanche.
. Les TOPS
RC Lens
Le RC Lens aura été la sensation de la saison et un caillou dans la chaussure du PSG. Contre toute attente, les hommes de Pierre Sage ont poussé l’ogre parisien dans ses retranchements et se sont hissés à une magnifique 2e place, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions.
La saison pourrait même s'achever en apothéose avec la finale de la Coupe de France face à Nice, vendredi prochain.
Grâce à Robin Risser, meilleur gardien de la saison, grâce au retour en France de Florian Thauvin, à Adrien Thomasson ou Mathieu Udol, les Lensois auront longtemps fait douter Paris.
Hors du terrain, le club artésien s'est aussi distingué. Son président Joseph Oughourlian s'est affirmé comme l'un des rares dirigeants à s’opposer frontalement à Nasser Al-Khelaïfi, incarnant une voix dissonante dans un football professionnel français dominé par le club parisien.
Esteban Lepaul
Il est la révélation inattendue de la saison. Arrivé à Rennes en provenance d’Angers, Lepaul a réussi une première saison impressionnante et termine meilleur buteur de Ligue 1 avec 21 réalisations, la dernière contre l'OM lors de l'ultime journée, malgré la défaite des siens 3-1.
A tel point que son nom a bruissé pour figurer parmi les 26 joueurs retenus par Didier Deschamps pour aller disputer la Coupe du monde en Amérique (11 juin-19 juillet), bien qu'il n'ait connu aucune sélection chez les jeunes et malgré l'armada offensive française sans commune mesure dans le monde.
À 26 ans, Lepaul devient le premier joueur hors PSG à terminer meilleur buteur du championnat depuis Alexandre Lacazette, douze ans plus tôt.
Luis Enrique
Même sans être élu meilleur entraîneur de Ligue 1, Luis Enrique a confirmé son statut de référence mondiale. L’Espagnol a su parfaitement gérer la saison suivant le sacre européen du PSG.
Malgré de nombreux pépins physiques et un effectif parfois diminué, il a maintenu son équipe à un très haut niveau. Avec une même recette: la dynamique de groupe.
Lorsque certains doutaient de la capacité du PSG à reproduire une saison aussi réussie, Luis Enrique n’a pas flanché, même après l'élimination précoce en Coupe de France contre le Paris FC.
Les faits lui donnent raison: Paris a remporté le championnat et aborde la finale de Ligue des champions face à Arsenal avec le statut de favori. Grâce à son entraineur, la véritable star du club.
Les FLOPS
Olympique de Marseille
La saison de l’OM a viré au cauchemar, tout juste réhabilité par une qualification en Ligue Europa lors de la dernière journée.
Dauphin du PSG l’an passé, le club marseillais a totalement décroché cette fois-ci, miné par les contre-performances et les tensions internes.
Sur le terrain, l’élimination en Ligue des champions, aussi précoce que rocambolesque, puis les lourdes défaites, dont un sévère 5-0 face au PSG, ont rapidement fragilisé le projet. Roberto De Zerbi, pourtant artisan du renouveau marseillais, a été débarqué au cœur de l’hiver.
En coulisses, la situation s’est encore détériorée avec le conflit larvé entre Pablo Longoria et Medhi Benatia, plongeant le club dans l’instabilité.
Habib Beye, appelé en urgence, n’a pas réussi à redresser la situation. Éliminé en Coupe de France par Toulouse en quarts, l’OM termine seulement 5e de L1, sans Ligue des champions: une saison ratée pour un club en ruines.
Paul Pogba
Le pari monégasque était risqué, il a été perdu. Pour sa première saison après une longue absence liée aux blessures et à sa suspension, Pogba n’a que très peu joué.
Avec seulement six apparitions en Ligue 1 et une seule, terne, titularisation, le champion du monde 2018 n’a jamais pesé sportivement fréquentant plus régulièrement l'infirmerie de la Turbie, le centre d'entrainement de l'ASM, que la pelouse de Louis-II.
À 33 ans, et malgré une première saison largement manquée, il lui reste un an de contrat pour tenter de relancer sa carrière.
Lucas Chevalier
La saison devait être un tournant de sa carrière, elle a tourné au cauchemar. Transféré de Lille au PSG pour y remplacer Gianluigi Donnarumma, Chevalier a rapidement été rattrapé par la pression inhérente au poste de gardien numéro 1 à Paris.
Le jeune portier de 24 ans a perdu sa place au fil des semaines au profit de son rival, le Russe Matveï Safonov. Relégué sur le banc en club malgré ses premières convocations en équipe de France, Chevalier s'y est blessé lors d'un entrainement, ce qui lui a couté sa place pour le Mondial américain, coiffé comme gardien N.3 des Bleus par le jeune lensois Robin Risser, 21 ans.
K.Nohea--HStB