Honolulu Star Bulletin - Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation

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Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation
Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation / Photo: ROMAIN PERROCHEAU - AFP/Archives

Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation

Le refus du comité exécutif extraordinaire de la Fédération française de football (FFF) de rouvrir jeudi le dossier des Girondins de Bordeaux, rétrogradés définitivement en division régionale, a assombri un peu plus l'avenir de ce monument du foot français, tout proche de la liquidation.

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Les pressions de toutes parts n'auront servi à rien. Que ce soit celles des Girondins qui ont vu tous leurs recours pour rester en N2 (devenue N1 cet été, 4e échelon) rejetés, puis celle de la ministre des Sports Marina Ferrari qui a invité le président de la FFF Philippe Diallo à convoquer un comité exécutif extraordinaire et "à trouver une voie".

Le "Comex" est resté inflexible, en refusant de réexaminer le dossier du club au scapulaire.

"Le reclassement ou le réexamen de la situation des Girondins de Bordeaux n'était pas possible en l'état de nos textes, a précisé une source proche du dossier. La Fédération est donc restée sur la conclusion prise par la DNCG (le gendarme financier du foot français, ndlr) d'appel le 15 juillet dernier, à savoir l'exclusion du club des compétitions nationales".

- Peur d'une jurisprudence -

Si "par respect pour la ministre", le comité exécutif fédéral s'est bien réuni, il ne lui a pas été juridiquement possible de réexaminer la situation de Bordeaux et de ses nouveaux repreneurs dont Sparta Capital, un fonds britannique d'investissement qui promettait de renflouer solidement les caisses du club en cas de maintien.

Le "Comex" n'a pas souhaité créer une jurisprudence et une rupture d'équité avec les autres clubs déjà engagés dans la compétition même si le cas et les demandes du club bordelais constituent un cas unique dans l'histoire du foot français.

"La Fédération n'est pas responsable des 118 millions d'euros de pertes enregistrées par les Girondins de Bordeaux ces dernières années. Elle n'est pas responsable du fait que les repreneurs, au moment où nous parlons, n'ont toujours pas apporté aux services de la Fédération des garanties financières solides", a insisté la source fédérale.

"Le club est scandalisé", a-t-il fait savoir sur son compte X.

"Le Comité exécutif n'a pas délibéré sur la demande du club, qui lui a été adressée avec l'ensemble des pièces (dont la preuve des 10,6 M d'euros demandés pour poursuivre leur activité en divisions nationales et apportés par les nouveaux investisseurs), et aucun vote n'est intervenu. Prétendre qu'il y aurait un rejet alors que l'organe compétent n'a pas même délibéré n'a aucun sens", a-t-il écrit.

- "Immense gâchis" -

De son côté, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave a estimé que la FFF prend une décision "profondément injuste, dont les conséquences vont largement dépasser le seul terrain sportif: c'est un immense gâchis", a-t-il écrit dans un communiqué.

Il a regretté que "ce dossier n'ait pas été réexaminé à l'aune des garanties financières nouvelles apportées par les repreneurs, ni à celle de la décision du tribunal de commerce de Bordeaux qui avait pourtant homologué le plan de continuation".

"Ces éléments sérieux, documentés, attestés par la justice elle-même, méritaient un examen approfondi plutôt qu'une porte fermée", a-t-il ajouté.

La cession du club à Sparta Capital, pour un euro symbolique début août à Gerard Lopez, arrivé en 2021 quand les Girondins étaient en Ligue 1, devrait être annulée, le fonds ayant toujours convenu qu'un maintien en division régionale entraînerait la fin de son projet de reprise et donc la liquidation des Girondins.

A moins qu'un très improbable repreneur se manifeste dans les prochaines heures, le plan de continuation va tomber et la société commerciale sera liquidée dans la foulée, mettant fin à près de 145 ans d'existence.

Les droits sportifs du sextuple champion de France seront reversés à l'association, présidée par Jean-Louis Triaud, ancien président de la SASP de 1999 à 2016, et le club sera fixé sur son sort et sur la division (R1, R2 ou R3 selon les précédents) qu'il intégrera cette saison après décision du "Comex".

E.Kaleo--HStB