Honolulu Star Bulletin - NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire

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NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire
NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire / Photo: Ronald Cortes - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire

Victor Wembanyama, dont l'ascension en NBA avec les San Antonio Spurs semble irrésistible, au point d'en faire un candidat au titre de champion, croit en ses chances d'accéder au prestigieux titre de MVP à l'issue de la saison régulière le mois prochain.

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Face au sortant Shai Gilgeous-Alexander (Thunder), au triple lauréat Nikola Jokic (Nuggets) ou au scoreur fou Luka Doncic (Lakers), Wembanyama veut devenir à 22 ans le plus jeune MVP de l'histoire, et le premier Français couronné meilleur joueur de la ligue nord-américaine.

L'ambitieux "Wemby" pense pouvoir convaincre le panel de cent membres des médias de voter pour lui, plutôt que pour les autres monstres de la balle orange qui peuplent le championnat: "il y a beaucoup d'arguments pour moi, mais je préfère laisser le jeu parler pour l'instant", a-t-il dit la semaine passée en conférence de presse.

Blessé mi-novembre, Wembanyama ne doit pas manquer plus de deux matches d'ici le 12 avril s'il veut rester éligible à une récompense individuelle. Il serait bien inspiré de continuer à marquer les esprits, comme avec son tir victorieux à une seconde du buzzer contre Phoenix jeudi.

"Je pense qu'il est dans le Top 3 voire Top 2 actuel, avec Shai Gilgeous-Alexander", estime son compatriote Nicolas Batum auprès de l'AFP.

"Si on doit voter pour lui, c'est parce que tous les soirs il est potentiellement le meilleur défenseur et le meilleur attaquant sur le terrain, très peu de joueurs peuvent y prétendre", argue le vétéran français des Los Angeles Clippers.

- Dominateur "sans forcer" -

Wembanyama utilise à merveille sa conjonction unique de taille (2,24 m) et de mobilité pour s'imposer meilleur contreur de la NBA (trois par match en moyenne) et dissuader les attaques adverses proches du panier. "SGA", Jokic et Doncic, trois formidables attaquants, ne font pas partie des meilleurs défenseurs du monde.

"Les attaques du cercle se sont grandement diversifiées ces dernières années, et malgré tout Wembanyama parvient à s'adapter pour bloquer un grand nombre de tirs", souligne pour Sports Illustrated l'ancien Laker Derek Fisher.

"Il est dominant sans forcément avoir besoin de marquer 60 points, sans avoir besoin de forcer les choses", ajoute au crédit du Français le quintuple champion NBA.

Point "faible" identifié, Wembanyama ne marque "que" 24,3 points par match, très loin de Luka Doncic (33,4 pts) ou Gilgeous-Alexander (31,6 pts).

Le scoring pur importe seulement "si on ne connaît pas le fond du jeu", balaie Batum.

"Il y a des matches où il met 12 points mais reste quand même le meilleur joueur, juste parce que défensivement c'est un monstre", ajoute son ancien capitaine chez les Bleus vice-champions olympiques à Paris en 2024.

- Rattraper le Thunder -

Et des statistiques plus avancées plaident en faveur du Français.

D'après une analyse du Dreamcast Show, le ratio défensif des Spurs (points encaissés toutes les 100 possessions adverses) gonfle de 105,4 à 117,4 points avec ou sans "Wemby" sur le terrain, soit 12 points d'écart. En cumulant les ratios défensif et offensif, l'écart pour cent possessions avec ou sans lui monte à 15,4 points, le deuxième plus grand en NBA derrière Nikola Jokic, symbole de leur impact individuel sur le collectif.

Son ratio net individuel (+16,4 points que l'équipe adverse toutes les 100 possessions) est de loin le meilleur en NBA.

Wembanyama bénéficie aussi dans la course au MVP de l'excellente saison de ses Spurs, déjà qualifiés pour les play-offs grâce au deuxième meilleur bilan de la ligue (53v-18d) derrière le Thunder d'Oklahoma City (56v-15d), champion en titre.

Elu meilleur joueur du mois de février pour la conférence Ouest, "l'alien" est apparu un temps à la deuxième place derrière Shai Gilgeous-Alexander de "l'échelle MVP", un indicateur subjectif mis à jour par des observateurs pour la NBA, avant d'être relégué à la 3e place la semaine passée par Luka Doncic, flamboyant depuis le 6 mars (9 succès de suite, 40 points de moyenne).

Il reste onze matches à "Wemby", dont un déplacement à Miami lundi soir, pour convaincre les votants, qui seraient sensibles à une première place arrachée à l'Ouest: "s'ils rattrapent Oklahoma City, ce sera dur de ne pas voter pour lui", estime le reporter vedette de Sports Illustrated Chris Mannix.

L.Kekai--HStB